Le nouvel internet

Après Internet 1, voici Internet 2

Internet 2 modifie la société parce qu’il introduit entre les deux pôles de communication (les grands réseaux télévisuels et les grands réseaux téléphoniques), un nouvel espace de traitement de l’information. On y trouve beaucoup d’interactivités et de géoréférencement qui permettent aux groupes et communautés d’intérêts d'y développer leurs nouveaux réseaux sociaux. Un citoyen utilisera l’un ou l’autre de ces espaces selon ses besoins. Selon les auteurs, ces espaces portent différents noms :

Broadcasting

Masse à points

Mass médiatique

Mass media

narrowcasting

multipoints

communautique

intermédia

égocasting

point à point

privatique

self média

The New Internet ou Internet 2 ou encore Web 2.0 est non seulement un outil technologique, mais il devient aussi un outil culturel et économique ; It’s an ambient intelligence qui influence toutes les activités humaines comme l’éducation, le commerce, la politique et la culture ( Postindustriel 8)

Le cyberespace : un espace derrière l'écran.

La technologie Internet 2

( Postindustriel 7)

Comme toutes les technologies, Internet progresse par générations. Chaque génération est une hybridation médiatique qui, en offrant de nouvelles applications, développe une extension des espaces marchand et culturel. Ses principales caractéristiques sont l’intégration numérique de tous les moyens de communication, une diffusion à la demande, un accès de plus en plus par des appareils sans fil et surtout une information en continu.

L'information devient un capital intellectuel.

La rupture sociétale actuelle est notamment causée par l’inversion du modèle technologique de communication qui était basé sur la quantité, ou broadcasting, qui évolue vers des médias plus personnalisés ou narrrowcasting (c'est-à-dire vers le sur-mesure).

From market-centric to customer-centric

L’économie Internet 2

Si Internet 1 a permis un bond économique spectaculaire, Internet 2 permettra le passage d’une économie de la rareté de l'information à une économie de son abondance. Dans un contexte où le temps, l’argent et l’attention sont rares, cette économie cherche à accaparer ces trois raretés. L’économie Internet, appelée aussi économie du savoir, ne fait pas disparaître l’ancienne mais s’y superpose en y ajoutant ses propres règles :

  • sa matière première étant l’information, elle privilégie les objets immatériels ;
  • elle réorganise les réseaux commerciaux ;
  • elle répartit différemment l’assiette publicitaire ;
  • son principal multiplicateur est le fort courant de personnalisation chez les consommateurs ;
  • elle crée de nouveaux types de contenus à partir du sur-mesure ;
  • et, en regroupant thématiquement des contenus pour des clientèles cibles, elle crée son propre carburant qu’est la valeur ajoutée.

Cette économie de l’attention et de l’engagement fonctionne en temps réel ; elle intègre la planète à partir de trois fuseaux horaires : New York, Londres et Shanghai.

C'est une société où on ne vit que pour consommer. (Michel Beaud)

La rupture sociétale actuelle est causée par l’inversion du modèle économique qui remplace la loi de l’offre par celle de la demande ainsi qu’un transfert du pouvoir économique de l’Ouest (É.-U. et UE) vers l’Est (Chine et Inde), la locomotive économique américaine connaissant dorénavant une récession importante.

La culture Internet 2

La culture Internet est une façon qu’ont des millions d’utilisateurs de traiter et d’échanger toutes sortes d’informations à partir de réseaux d’écrans interactifs. Les principales caractéristiques de cette culture sont :

  • sa grande mobilité ;
  • l’interactivité et le géoréférencement qui permettent aux usagers de générer eux-mêmes leurs contenus ;
  • l’utilisation prépondérante d’images écrans au lieu du papier ;
  • et la tendance à la visualisation.

La rupture sociétale actuelle sera causée par l’inversion des générations de décideurs, c’est-à-dire le remplacement des boomers, qui sont des digital immigrants, par des générations plus jeunes, X et Y, appelées les digital natives.

La génération du bip, du clip, du rap et du zap.

La principale erreur des décideurs non-américains fut de penser qu’Internet était un magnifique réseau de distribution leur donnant accès à tous les marchés. Ils ont oublié d’occuper le terrain par une production de contenus de qualité, laissant ainsi le champ libre aux compagnies américaines d’envahir leur territoire. Internet 1 fut un cheval de Troie culturel américain, mais Internet 2 ?

Comme toutes les autres technologies qui l’ont précédé, Internet 2 se développe à partir d’un pôle technologique pour se diriger vers un pôle sociétal capable d’offrir une valeur économique et culturelle aux usagers. Voir ci-dessous la logique historique allant de la technologie vers le sociétal, c’est-à-dire une lecture de gauche à droite :

Circuits
imprimés
+ ordinateurs+ logiciels
   et applications Web
+ réseaux+ utilisateurs
   professionnels
 + réseaux
    mobiles
 + Groupes
    d’utilisateurs

Ce sont les nouveaux services qui feront la société du savoir pas les réseaux.

L’Internet 2 qui émerge ne sera pas tant celui des possibilités rutilantes des technologies d’Internet 1 (mobilité, facilité d’accès, rapidité d’exécution, etc.) que celui du traitement de l’information par des millions d’utilisateurs (comment naviguer pour trouver l’information, comment évaluer sa pertinence et y répondre, comment prendre la parole) et de l’impact éventuel de ce traitement par des millions de citoyens sur la dynamique sociale de la société.

Postindustriel 7 : les mécanismes  d’Internet 2

Les chiffres secrets d'Internet

Les chiffres secrets de l'Internet sont publiés par le site l'interna@ute ; 15 pages de chiffres sur :

• Le prix moyen de la connexion par mps.
• Le nombre d'internautes.
• les langages utilisés.
• Les techniques d'accès
• Le trafic consacré à la vidéo, etc.

Voir :

http://www.linternaute.com/hightech/internet/tout-savoir-sur-l-infrastru...

L'insignifiance des contenus Web 2.0

Jean-Sébastien Marsan (journaliste indépendant), dans « They're only in it for the money », dans le journal Le Devoir du 16 octobre 2010, page B6, dit :

L'utopie Internet connaît une deuxième vie depuis 2007 grâce au Web 2.0 où les utilisateurs publient du contenu et tissent des réseaux sociaux grâce à Facebook, MySpace, Twitter, etc. Le Web 2.0 est étroitement associé à un fantasme égalitaire qui postule que le citoyen, bon de nature, saura oeuvrer à l'avènement d'un monde meilleur.

Les geeks de la Silicon Valley qui prédisent une démocratisation radicale de la culture et de la société par la grâce d'Internet ne sont que la banale réincarnation des hippies qui croyaient révolutionner le monde avec une fleur dans les cheveux. Le Web 2.0 démocratise l'information, le savoir et la culture, dit-on. Mais il démocratise aussi l'insignifiance : ces millions de blogues illisibles, de vidéos ineptes sur YouTube, d'articles superficiels signés par des amateurs dans Wikipédia, etc. Internet dilue l'excellence dans un égalitarisme qui nivelle tout par le bas.

Cet univers valorise l'individu et accroît effectivement notre espace de liberté, mais il encourage aussi le repli sur soi et de nouveaux esclavages : ces millions de gens qui se regardent vivre sur Facebook, qui s'expriment sur tout et sur rien, qui documentent leur vacuité en temps réel... L'utopie Internet a surtout donné naissance à des empires commerciaux d'envergure planétaire. Lorsque les corporations Facebook ou Twitter seront cotées en Bourse, une nouvelle bulle technologique prendra de l'ampleur et la supposée « révolution » du Web 2.0 se transformera en tyrannie des actionnaires.

Les trois Web

Le Groupe français Spintank travaille à la définition et à la mise en oeuvre de stratégies de communication a partir d'une concept : il existe trois Webs :

• Le Web de l'information : celui-ci est dynamique et formel, c'est un lieu de dépèches et d'articles. Il joue un rôle de distribution et de références.

• Le Web documentaire : il est statique et formel, c'est un lieu de référence et d'archivage. Il joue le rôle de mémoire du Web.

• Le Web social il est dynamique et informel, il permet de se sensibiliser, de rendre compte autrement, d'animer une communauté, etc.

Voir le schéma :

http://www.spintank.fr/notre-mission/les-3-webs/

Le téléviseur et l'ordinateur

Aujourd'hui, il y a a peu près 6.8 milliards d'habitant. 5 milliards ont accès à un téléviseur, 4,6 à un cellulaire et 1,9 un ordinateur personnel. Actuellement, à travers le monde, le téléviseur demeure encore l'outil culturel prédominant.

Mais une bataille importante commence. D'un coté, le télévision a vécu, depuis l'an 2000, un âge d'or (voir Lost et Mad Men) mais de l'autre coté, 80 % des liens affichés sur les blogues renvoient directement aux contenus édités par des médias traditionnels (Voir « The State of the News Media du Pew Institute, le rapport daté de 2010, dédié au journalisme). YouTube multiplie ses projets de contenus télévisuels. Voir aussi le cas de Hulu. Apple veut offrir un service de télévision par abonnement via iTune. Tous ces projets menacent l'actuelle suprématie des distributeurs télévisuels, câble et satellite. Les enjeux sont énormes : sur le plan technologique (quelle plateforme va s'imposer ?), sur le plan des revenus (quel découpage publicitaire ?), les régime de droits à mettre en place ? etc.

Et la situation devient de plus en plus complexe au fur et à mesure que l'image écran de l'ordinateur et celle du téléviseur deviennent une dans un Internet 2 multiplateforme. Par exemple,l'an dernier, 23 % des Américains regardaient déjà des contenus provenant de leur ordinateur directement sur leur téléviseur.

Réseau social et narrowcasting

Le « on-line social network » fonctionne grâce à plusieurs éléments :

• des intérêts communs
• un besoin d'échanger
• un ou plusieurs leaders
• une production de contenus et de services
• une réseau de communication et son code commun

Selon comScore, en juin 2008, le nombre d'utilisateurs de réseaux sociaux avait déjà dépassé 580 millions de personnes au niveau mondial.

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