Gérer la mondialisation

Durant la prochaine décennie, les turbulences actuelles sur la scène mondiale iront en s’amplifiant durant la prochaine décennie parce que les décideurs actuels sont incapables de gérer le long terme. Nous manquons d’outils capables de gérer la complexité du nouveau monde émergent, c’est-à-dire penser offrir une meilleure prévoyance du risque.

Si vous ne savez pas où vous allez vous n'y arriverez jamais (Yogi Berra)

Quels sont les smart moves qui se préparent ? Pourrions-nous développer un Shift Index ?

The purpose of the game is not really to predict the future, but to discover the issues you need to be thinking about (War Game simulation POLITICO, Fort Meade, mars 2009).

Ce n’est pas la mondialisation qui est responsable de nos maux, mais notre incapacité actuelle à gérer et à civiliser cette nouvelle force. Actuellement, lorsqu’une prise de conscience s’impose publiquement par les médias (par exemple, celle de l’environnement à la suite de la campagne hautement médiatisée d’Al Gore en 2008), les autorités organisent une rencontre internationale qui génère des recommandations que ces dirigeants sont généralement incapables de tenir par la suite. Un mois plus tard, une crise dans un autre domaine (énergétique, par exemple) déplace alors l’attention médiatique. De crise en crise, notre société se dirige vers un cul-de-sac parce qu’elle essaie de résoudre ces problèmes avec la même approche que celle qui les a créés.

Savoir gouverner, c'est prévoir les questions à venir.

Actuellement, tout se passe comme si nos yeux n’étaient plus capables de « voir » la rapidité des mutations en cours. On réalise soudainement que les banquises fondent plus rapidement qu’avant ou que le système économique s’emballe brusquement au point de jeter des millions de personnes au chômage. Tout se passe comme si notre cerveau n’était plus capable de comprendre les répercussions des mutations en cours ; celles des mutations d’ordre physique (eau, pétrole, forêt, etc.), celles d’ordre systémique (santé, économie, etc.) ou d’autres plus sociétales (déplacement de populations, brassement de générations, etc.). Nous n’avons pas encore apprivoisé la vitesse à laquelle se déroule le XXIe siècle, non pas de telle ou telle mutation mais celles plus complexes créées par plusieurs changements simultanés. Tout se passe comme si nous ne pouvions analyser qu’un élément par rapport à un autre (le Nord vs le Sud, l’Occident vs l’Orient, les bons vs les terroristes, etc.) Est-ce un héritage du binary thinking venu de la précédente ère industrielle ? Nous pensons OU quand nous devrions analyser ET, c’est-à-dire le multi-causes. Exemple : les effets du capitalisme sauvage ET le réchauffement climatique ET le danger que vont vivre les habitants des côtes riveraines ET les énormes coûts éventuels de leurs déplacements, etc.

Publier un nouveau commentaire

The content of this field is kept private and will not be shown publicly.
  • Web page addresses and e-mail addresses turn into links automatically.
  • Allowed HTML tags: <a> <em> <strong> <cite> <code> <ul> <ol> <li> <dl> <dt> <dd>
  • Lines and paragraphs break automatically.

More information about formatting options