10. Les règles

(Pour gérer la gouvernance)


À l'heure où tous les pays cherchent des solutions aux différentes crises, et certains plus que d'autres (Haïti, Afghanistan, etc.), les décideurs devraient tenir compte de ces nouvelles règles pour guider leur gouvernance. Dans un monde en perpétuel  mouvement (voir le concept d'impermanence), ils pourront éviter le chaos en utilisant ces règles qui déterminent le dynamisme des nouvelles forces auxquelles ils sont confrontés.

  • Parce que les crises économiques, énergétiques et écologiques interviennent dans un milieu qui forme un tout, la planète Terre, les solutions exigent une approche globale, même si certaines actions peuvent varier d’un continent à l’autre (voir le concept d'inséparabilité).
  • Dans un monde aussi complexe, on ne peut imposer un seul modèle de société, car celui-ci dépend d’environnements différents d’un continent à l’autre.
  • L’être humain vit dans trois environnements avec lesquels il doit composer : l’environnement physique qu’est la biosphère, l’environnement culturel où se forge son identité et l’environnement économique qui lui fournit les biens et les services dont il a besoin. Quand l’un de ces environnements dérape, comme actuellement celui de l’économie, il met en péril les deux autres.
  • L’analyse des situations doit utiliser une stratégie descendante (du général vers le local : top down) tandis que les actions doivent être montantes (du local vers le général : bottom-up).
  • Aucune des actions ne doit compromettre la capacité des générations futures de répondre à leurs besoins.
  • La prise de décisions doit être collective, impliquant des concertations entre les classes politiques, économiques et la société civile.
  • Un projet de société doit se négocier par consensus. Ceux-ci impliquent d’abord des changements culturels qui deviennent ensuite économiques, et non l’inverse.
  • La qualité du développement durable dépend de l’implication de tous les acteurs et se mesure aux échanges entre ceux-ci, ces échanges étant le baromètre de leur confiance.
  • Le développement durable dépend de la qualité du traitement des informations. On ne peut laisser la place publique médiatique, où se fait leur traitement, entre les mains des seuls promoteurs économiques qui n’ont aucun projet de société mais que des intérêts.

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