La culture

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= La culture = Elle sera la clé de toute révolution future de la pensée. La culture d’une société est le reflet d’un vouloir qui se construit à partir de son territoire, de son histoire, c’est-à-dire à partir d’un espace-temps bien défini. C’est le fil invisible qui relie les êtres qui vivent dans une société. Exemples des relations qui se sont développées entre le territoire, la langue et la culture chinoise, allemande ou italienne. Quand les dimensions espace et temps changent, la culture s’en trouve modifiée : * le temps : actuellement Internet semble créer une culture de l’instantané, c’est-à-dire faite d’immédiatetés plus ou moins liées; * l’espace : le cyberespace donne l’illusion d’un monde éthéré qui se superpose sur les frontières du pays qu’on habite. Si notre espace-temps semble si décousu actuellement, c’est probablement parce que nous ne l’avons pas encore apprivoisé. De plus, si on survole le dossier Êtes-vous prêt pour le XXIe siècle ? on s’aperçoit que certaines activités technologiques et économiques fournissent actuellement de nouveaux concepts qui commencent eux aussi à modifier la culture : sur-mesure, niche, narrowcasting, groupe d’appartenance, social network, bottom-up, peer-to-peer, web 2.0, blogues, Google Maps, etc. Les gens qui oeuvrent à enrichir la culture d’une société (créateurs, artistes, écrivains, concepteurs médiatiques, animateurs ou passeurs culturels, professeurs, chansonniers, journalistes, cinéastes, poètes, etc.) sont des travailleurs de la conscience. Pour un pays, la culture c’est son âme ; c’est sa manière de cultiver les intelligences et les compétences. Chaque culture est un cadeau à l’humanité. la_culture.png (Lire ce schéma de gauche à droite) Parce qu’elle est un système vivant, une société est constamment en mutation. Pour s’ajuster aux nombreux changements, elle utilise sa langue et sa culture pour traiter les informations que lui fournit son milieu. La culture est le moteur de la cohérence sociale. Elle loge dans la mémoire collective du groupe et révèle son identité (voir ci-haut, à droite). Elle lui permet d’appréhender sa réalité, donc de modifier celle-ci. Pour une société, la culture devient l’image qu’elle se fait d’elle-même. Cet ensemble de savoirs et de savoir-faire (ci-haut, à gauche) devient un patrimoine par lequel les acteurs se comprennent et agissent. Et parce qu’elle se fonde sur un système de valeurs qui lui est propre, il n’existe pas de culture supérieure à d’autres. Elle se développe par l’ajout d’un grand nombre de signes, d’images et de symboles (ci-haut, à gauche) qui servent à donner un sens à ces informations qui proviennent du chaos que sont les milieux politiques, économiques, environnementaux, etc. C’est la culture partagée entre les membres d’un groupe qui est la clé de son développement, parce que c’est elle qui permet les changements de comportement nécessaires à l’adaptation aux mutations (voir le schéma p. 24). == Les modifications à venir ? == Depuis l’émergence de la crise actuelle, on commence à entendre ici et là « Il faut changer la culture de nos institutions » et bientôt on ajoutera « …et celle des citoyens-consommateurs. » Le citoyen de la société postindustrielle se caractérisera probablement par une capacité exponentielle d’accumulation culturelle rendue possible par le langage et par Internet 2. Voici quelques interrogations sur cette évolution. == Les composantes que sont l’espace et le temps == L’espace comprend les fleuves, les montagnes ou les forêts qui laissent une profonde empreinte sur les vêtements, la cuisine, les loisirs, etc. Mais qu’arrive-t-il dans le cyberespace ? Quant au temps, il se manifeste par l’utilisation de signes archaïques (les signes du zodiaque par exemple), des codes créés par les générations antérieures (le code de la circulation routière) et aussi par les créations médiatiques plus récentes (contenus sur le Web, etc.) (voir à gauche dans le schéma). Qu’arrivera-t-il quand la compression du temps crée une surabondance d’informations sans lien aucun ? La lecture des signes et des symboles se fait de plus en plus via des écrans de toutes sortes (laptop, smart phone, place publique, etc.), à un tel point que plusieurs auteurs parlent maintenant d’une dématérialisation de la culture. Qu’arrive-t-il quand l’être humain vit dans un espace-temps fracturé par les technologies numériques ? == L’apprentissage culturel == Les trois principaux théâtres où une culture s’apprend et se partage sont : * le système scolaire (pour tous) ; * la télévision (pour les gens plus âgés) ; * l’Internet (pour les jeunes générations). Qu’arrivera-t-il dans une société lorsque plus des deux tiers des citoyens seront en ligne sur Internet et qu’un tiers participera à l’élaboration des contenus comme aux États-Unis ? (Aux États-Unis, la réponse fut le récent virage Obama.) == La culture officielle == Dans toutes les sociétés, on reconnaît une « culture officielle » qui est produite par des « artistes », habituellement du secteur des arts et des lettres. Cette culture est liée à leur reconnaissance par un grand nombre de spectateurs ou d’auditeurs ; ces créateurs sont alors officiellement récompensés par des médailles ou des octrois. Qu’arrive-t-il quand les impératifs économiques des consortiums médiatiques imposent eux-mêmes leurs « artistes » à une société ? == L’industrialisation de la culture == Les promoteurs de la nouvelle économie essaient de convertir tous les objets culturels en marchandise au nom des impératifs de la planification (des profits) qui se manifeste par une dictature des clics. C’est au nom de cette idéologie que les consortiums médiatiques actuels prétendent imposer à la terre entière « leur culture ». En utilisant Internet pour industrialiser cette culture, celle-ci devient entre leurs mains un moyen de contrôle économique et même politique. Poussée par la nouvelle économie et les nouvelles technologies de communication, la culture américaine devient alors politiquement imitée partout. Actuellement, jusqu'à quel point plusieurs sociétés sont-elles menacées d’acculturation ? Combien de temps les États-Unis résisteront-ils au concept de diversité culturelle mis de l’avant par l’Unesco ? == La mondialisation de la culture == À cause de la télévision qu’on regarde trois heures par jour, de la multiplication des voyages internationaux et de l’accès aux produits de luxe étrangers, on assiste partout à travers la planète à l’émergence d’une culture unitaire chez les gens aisés, qui devient pour cette classe moyenne son jeu de référence commune. Qu’arrive-t-il quand 500 millions de citoyens aisés, particulièrement dans les pays émergents, s’imaginent que ce mode de vie, déifié par une télévision étrangère, est le seul modèle qui leur convient ? == Le métissage culturel == À cause de la mondialisation, les anciens réseaux de diffusion (télévision, cinéma, etc.) et les réseaux numériques (le Web, le mobile, etc.) exercent de plus en plus une pression énorme sur toutes les cultures de la planète. Celles-ci sont engagées dans un processus d’influences croisées au point qu’elles sont toutes confrontées à une logique de métissage imposée par la mondialisation, c’est-à-dire par les grands consortiums médiatiques. Les cultures « locales » peuvent-elles avoir un avenir dans le contexte de la mondialisation actuelle ? Est-ce que passer d’une culture à une autre veut dire passer d’une solitude à une autre ? Qu’arrive-t-il quand cette logique prend la forme d’une standardisation que beaucoup de personnes sur d’autres continents qualifient d’américanisation ? == Une culture numérique == On connaît l’influence qu’a eue la télévision sur l’écriture (romans, journaux, etc.), sur l’image (cinéma, publicité, etc.) et le son (musique, spectacles, etc.). Quel sera l’impact d’un Internet 2 dans dix ans ? Au début du siècle dernier, les médias d’images (cinéma, photographie et télévision) ont emprunté leur style aux médias imprimés qui existaient depuis quatre cents ans ; aujourd’hui, on peut penser que les styles actuels côtoieront les nouvelles façons de s’exprimer suscitées par les nouveaux supports médiatiques actuels et à venir. Quels seront les nouveaux styles d’écriture médiatique que les jeunes internautes vont imposer compte tenu qu’ils seront majoritaires dans quelques années ? Que devient la cohérence culturelle d’une société quand 60% de ses aînés s’informent principalement par les journaux et 60% des jeunes générations via le Web ? Est-il normal qu’une idée ou qu’un événement ne puisse « exister » qu’à la condition qu’il apparaisse sur un écran de télévision ? == Les défis de la participation == Avec Internet 2, nous basculons de la prédominance des courriels comme activité principale vers une plus grande participation des gens ordinaires à l’élaboration des contenus. D’où l’apparition des expressions social networking ou social computing, qui révèlent l’émergence de trust networks reposant sur une confiance mutuelle entre les participants. Comment mieux comprendre le rôle clé que joue le contexte culturel qui devient le ciment qui lie ces gestes de participation dans un milieu donné ? Comment l’élite politique pourra-t-elle continuer à contrôler son image lorsqu’elle sera de plus en plus confrontée aux blogueurs et aux citoyens-journalistes sur le Net ? == Les réseaux sociaux et leurs sous-cultures == Un réseau social n’est pas un espace où, comme dans un mall, n’importe qui peut afficher son C.V., certains détails de ses activités ou ses photos, afin d’augmenter la liste personnelle de ses amis. (ceci est de l’égocasting) Ce n’est pas non plus un espace où l’on peut visionner passivement une multitude de bandes-vidéo, comme dans un juke-box, en même temps que des millions d’autres spectateurs. (ceci est du pointcasting) Pour fonctionner, un réseau social nécessite plusieurs éléments : des intérêts communs ou des idées communes, une volonté ou des besoins d’échanger ces idées, un ou des leaders, etc. (ceci est du narrowcasting) Ce qui suppose une participation et des échanges entre des acteurs intéressés à développer des contenus communs. Voici des exemples d’outils de culture participative qui révèlent l’émergence de l’homo zappiens: * communication : SMS, MSN, chat, téléphonie mobile; * écriture : MySpace, MyLanguage; * auto-édition : Lulu; * échanges d’images : flickr; * multitâche : zapping; * approche non linéaire : concept mapping; * réalité virtuelle : Virtual Identities, Avatar; * échanges : Blogger, WorldPress, FaceBook, Twitter, Delicious… À l’aube du XXIe siècle, le citoyen développe une culture en paliers qui se compose en grande partie de sa culture identitaire principale à laquelle s’ajoutent plusieurs sous-cultures régionales ou spécialisées (groupes civiques ou d’entraide, clubs, coopératives, etc.). En devenant le point de rencontre de plusieurs sous-cultures, le citoyen devient de plus en plus pluriculturel, ces cultures lui fournissant la matière qu’il emprunte pour construire sa personnalité. C’est la démultiplication de ces sous-cultures, par narrowcasting et le sur-mesure, qui explique la récente apparition de tant de réseaux sociaux. Qu’arrive-t-il quand le citoyen vit une multi-allégeance à différents espaces-temps ? Et combien de sous-cultures peut-il utiliser à la fois ? Si différentes identités peuvent entrer en conflit, comment va-t-il gérer cette situation ?

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